LE POUVOIR DU SUCRE.

Durant des décennies, le lobby du sucre finançait des études pour rejeter la faute sur le gras. Selon celles-ci, les principaux responsables des maladies cardio-vasculaires étaient la matière grasse, dédouanant aussi le sucre. À la fin des années 1950, le sucre avait pourtant été pointé du doigt, mais la Fondation pour la recherche sur le sucre (SRF) décide dans les années 1960 de commander une étude. Trois scientifiques sont choisis. Ils publient leurs enseignements : il faut réduire le cholestérol. Durant quelques années, le rôle du sucre sera donc sous-évalué, avant que d’autres études ne rétablissent la vérité.

Conséquence : une obésité de masse. Dans les années soixante, c’est le saccharose qui est le plus consommé (60 à 80%) en poudre ou en morceaux, ajouté aux aliments ; le « fait-maison » est la règle. Les aliments et plats préparés industrialisés deviennent quasi la règle, du petit déjeuner aux repas et aux goûters des petits et grands et c’est là que le bât blesse: le sucre se glisse en effet partout, dans des produits au goût sucré bien sûr mais aussi dans d’autres non sucrés au goût (soupes, pain, pain de mie, cornichons, biscuits à apéritif, ketchup, sauce tomate, charcuteries, sauces, vinaigrette, vinaigre balsamique, cubes de bouillon, biscottes, plats préparés, surgelés compris…). Ce qui fait que la quasi-totalité de notre consommation actuelle de sucré (80%) provient de produits transformés, le plus souvent sous forme de glucose, fructose ou sirop de glucose-fructose.

Le sucre peut agir comme une drogue.

Il faut donc limiter au maximum la présence d’ingrédients riches en sucres, mais si cela semble évident dit ainsi ça l’est beaucoup moins dans les faits car le sucre est une vraie drogue, au sens premier du terme et dont le niveau de dépendance est plus élevé que la plupart des autres drogues. Il entraine une forte stimulation de la dopamine et celle ci va agir sur les zones du plaisir dans le cerveau… Manger sucré est effectivement un plaisir il ne faut pas le nier !

Un taux élevé de sucre dans le sang provoque ainsi une forte production d’insuline, ce qui a pour conséquence de faire chuter très vite la glycémie et donc de se retrouver avec un taux très bas…entrainant par la même un grosse envie de sucré ! C’est un cercle vicieux qui pousse à consommer toujours plus de sucre, à produire plus d’insuline, et dont l’une des conséquences à moyen terme peut être l’apparition d’un diabète insulino-résistant.

Et si l’insuline favorise le stockage du sucre elle en fait de même pour le gras, ce qui fait du sucre le principal facteur d’obésité. Et on comprend bien que la consommation d’aliments à la fois gras et sucrés est le meilleur moyen de grossir !

La question est : comment se passer du sucre sans une forte volonté…

L’Organisation Mondiale de la santé (OMS) estime que notre ration quotidienne de sucre ne doit pas dépasser 20 à 30 grammes. En réalité nous consommons en moyenne 160 grammes de sucre cachés dans les aliments industriels. Pour voir les effets d’une telle quantité de sucre sur son corps, Damon Gaveau dans le film Sugar Land qui vient de sortir fait une chose totalement folle : il décide de manger pendant deux mois, 40 cuillères à café de sucre chaque jour, soit l’équivalent de ce que nous mangeons sous forme de sucres cachés. Tout au long du film, on voit son corps se transformer. Son poids passe de 76 à plus de 84 kilos, son tour de taille augmente de 10 cm, ses analyses sanguines montre l’installation d’un diabète de type 2, son foie se remplit de graisse, son humeur se modifie. Bref sa santé se détériore.

Info conseil nutritionnel:

Les compulsions sucrées sont souvent dues à un manque de sérotonine, l’hormone du bien être.

En prenant une collation avec des aliments riches en Trysophane on agit sur ces pulsions.

On en trouve dans les produits laitiers, les céréales, la noix de cajou, les graines de lin…

Cordialement François BORDIER.

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