Êtes-vous des adeptes du Tai-Chi Chuan, de la méditation ou encore du Yoga?

Êtes-vous des adeptes du Yoga, du Tai-Chi Chuan ou encore de la méditation ? Avez-vous pris l’habitude de vous relaxer ou de faire des exercices permettant de réduire le stress de façon quotidienne et vous sentez que vous allez mieux ? C’est tout à fait normal… Et ce ne sont pas les publicitaires ou les réseaux sociaux qui le disent. La science vient de prouver qu’il y aurait un lien entre ces pratiques et une modification de l’ADN.

Méta-étude sur les bienfaits du Yoga

Une réduction de la production de Cytokine

Selon les chercheurs, les résultats sont clairement visibles : la pratique quotidienne à hauteur d’une quinzaine de minutes par jour du Yoga, du Tai-Chi Chuan ou de toute autre forme de méditation permettrait de réduire la production d’une protéine, la Cytokine. Cette dernière est connue pour être responsable d’un vieillissement accéléré et est soupçonnée de jouer un rôle dans l’apparition de cancers et maladies psychiatriques.

La pratique du Yoga et de la méditation réduirait la production de cette protéine, ce qui revient à une modification du fonctionnement des cellules du corps et donc de l’ADN. Yoga, Tai-Chi et méditation modifient donc l’ADN de l’Homme… dans le bon sens.

Yoga, méditation, Tai-Chi Chuan, techniques de relaxation par la respiration… Les bienfaits de la médecine corps-esprit sont aujourd’hui solidement établis, de nombreuses études ayant par exemple prouvé que la méditation réduit l’anxiété ou la dépression. Mais comment ces pratiques agissent-elles sur le cerveau ?

Ivana Buric, de l’université Coventry, et ses collègues ont passé en revue 18 études portant sur le sujet et réunissant au total près de 1 000 participants. Leurs résultats suggèrent que les bienfaits de la médecine corps-esprit proviennent d’un effet anti-inflammatoire, obtenu en régulant l’expression de certains gènes.

Lors d’un événement stressant, comme une menace ou un défi, l’organisme déclenche une réaction particulière, qui inclut souvent une inflammation. À l’origine, cela présentait l’avantage de protéger nos ancêtres chasseurs-cueilleurs contre les infections bactériennes lorsqu’ils étaient blessés en affrontant un animal, par exemple. Mais aujourd’hui, le stress est davantage causé par des facteurs psychosociaux contre lesquels l’inflammation est inutile. Pire : quand elle devient chronique, elle augmente le risque de nombreuses pathologies, notamment psychiatriques. En effet, les cytokines, des protéines produites lors de l’inflammation, activent des zones cérébrales accentuant le sentiment de menace. Avec pour conséquence potentielle un état d’anxiété et d’hypervigilance, qui risque de dégénérer en dépression.

Or les chercheurs ont montré que le yoga, la méditation ou le tai chi ralentissent la chaîne de fabrication des cytokines, en diminuant la production d’une molécule intermédiaire qui commande leur synthèse (le facteur kappa nucléaire B). Ces pratiques réduiraient ainsi l’inflammation provoquée par un stress chronique, en agissant au niveau cellulaire.

Les approches corps-esprit telles que la méditation, le yoga et le tai-chi-chuan ne se limitent pas à la détente et la relaxation. Elles peuvent « renverser » les réactions moléculaires de notre ADN qui causent une mauvaise santé et une dépression. C’est ce qu’affirme une étude réalisée par des chercheurs des universités de Coventry (UK) et Radboud (NL), publiée le 16 juin 2017 dans la revue Frontiers in Immunology.

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